Samedi 27 avril 2013 : raid en Stubai J3 > Amberger Hütte - Franz Senn Hütte par le Wildgratscharte

Publié le par fof74

Et bien les conditions s'améliorent.... Je pense qu'on est pas loin du franchement exécrable sur la quasi totalité de l'itinéraire...Mais reprenons.


P1100334 Une fois n'est pas coutume, la nuit a été plus que correcte mais quand le réveil sonne à 4 h 50 je serais bien restée au lit.

AP1100335u sortir du refuge, il y a bien moins de monde qu'hier et aujourd'hui point de marée humaine en direction de Franz Senn Hütte, en fait il n'y a même que nous.

Et le regel nocturne est comment dire... plus que médiocre. Tellement mauvais P1010869qu'au seul pont de neige passant sur le torrent, on préfère continuer sur la mauvaise rive et passer sur un pont pas très large en bois vermoulu !

Le temps n'est pas à proprement parler mauvais, les nuages sont hauts, on voit bien les sommets parfois un bout de ciel bleu apparait mais surtout il y a un vent à décorner les boeufs.

P1100336La première pente est longue et épuisante, il faut chacun faire sa trace et la neige est croutée à souhait chaque pas demande en plus l'effort de casser la neige et d'en remonter. On est finalement suivi par deux personnes.

En bas dans le vallon 4 et 2 semblent aller vers les pentes de montée à la Kuhscheibenspitz puis renoncent. Avec cette absence de regel, c'est sûr c'est pas top...

On sort enfin de cette première pente. Ca c'est tout couvert et le vent s'y remetP1100338. Maintenant la neige a regelé. Mais j'appelle plus ça de la neige, ça a tellement été gorgé d'eau que c'est quasi de la glace. Ca annonce une descente... fanstastique ! On remonte le long d'une moraine impressionnante et on approche du glacier. Une belle pente bien gelée pour le coup permet d'y accéder.P1010873

Les deux nous ont rejoints, ils comptent gravir le Schrangkogl (poitn culminant du massif) je leur souhaite bien du courage avec ce vent.

On a pris pied sur le glacier, c'est long encore ! Une énorme muraille de pics et de roches le ferme et je ne vois pas encore par où on va pouvoir passer. De temps à autre un bout de ciel bleu, d'un vrai bleu apparait, on pourrait presque croire qu'il va faire franchement beau. Le glacier est bien bouché mais commencent à apparaitre quelques lignes creuses dnas la neige. C'est truffé de crevasses ici ! Enfin et toujours dans le vent (les bourrasques s'intensifient d'ialleurs) on parvient au pied du couloir permettant de monter au WiIdgratscharte. Ca caille ici, on sort les doudounes et les gros gants.

P1010875  P1010876

Et les crampons et le piolet. 50 m à remonter, ça change un peu d'effort, ce qui n'est pas sans me déplaire. En haut je file à droite me mettre à l'abri du vent près d'un rocher, au dessus d'une pente qui me semble bien raide à descendre et dont on ne voit pas le bout surtout. J'ai beau scruter, on ne voit vraiment rien et je sens alors qu'on est pas au bout de nos peines et que la descente ne va pas forcément être une partie de plaisir. P1100341

Stef arrive et va en reconnaissance dans le couloir. Il y a des traces de ski. Ca a l'air raide mais au pire, en dérapages, ça doit passer. Sauf qu'apparemment c'est vraiment raide. J'opte alors pour la descente via le "sentier d'été". Enfin sentier est unbien grand mot. Un passage de désescalade avec des câbles sur 70 m. On P1010880s'encorde, je passe et en fait il y a un anneau de rappel et un couloir rectiligne pas trop raide. Stef propose de me mouliner, je suis pas trop fan mais ça fera 30 m avec une corde plutôt que 15 si j'opte pour le rappel... Et là commence l'exercice que j'aime le moins en montagne : la désescalade en neige. J'ai horreur de ça, j'ai vraiment l'impression de rien contrôler, j'y vois rien, je vois pas mes pieds je sais pas où je vais, les marches en l'occurence sont soit inexistantes soit immenses, bref je ne suis pas des plus à l'aise. Comme c'est pas si raide que ça surtout sur la fin où je ne suis plus encordée, je me remettrais bien face à la pente mais j'ai peur que mes ksis sur mon sac, tapent alors dans la neige et me fassent basculer. Une fois en bas, je souffle, un peu comme le vent, qui m'a épargnée lors de la descente mais qui en remet une bourrasque lorsque je suis sortie d'affaire.

P1100343Puis finalement le temps d'attendre Stef, il fait presque chaud. Quand il arrive on descend direct, la dernière éclaircie nous quitte et on est bons pour un beau jour blanc  (c'est mieux que le brouillard !!)-. Quant à la neige.... c'est pas tant pire que ça sur le haut, ça a bien regelé avec une toute fine couche de poudre. C'est béton, ça vibre un peu mais c'est skiable. Puis ça se gâte. Franchement. De la croute, ave de la pourrie en dessous. Ca passe en chasse neige mais on s'en  tire aussi "mal" en traversée/conversion. Alors, là c'est vraiment la loose totale. Quel gâchis. Ces grands espaces faits pour le ski qu'on descend comme ça, je suis dégoutée.

En dessous, encore dans la dernière pente avant le grand plat qui mène au refuge, c'est de la soupe. C'estP1100347 P1100346toujours mieux que la croute, au moins on peut faire des virages... Quelques "schcrout" dûs aux cailloux plus très loin en dessous et c'est le plat.  Avec son beau ruisseau, qu'il faudra bien traversser à un moment donné. D'une belle manière d'ailleurs un coup jet de ski, un coup pieds dans l'eau !! Quelques pas de skating et c'est le refuge. Pas mécontente d'y être arrivée !

Le ciel continue de nous jouer des tours, le soleil se fait de plus en plus présent dans l'après midi. Si au moins, ça pouvait rester comme ça demain....

Publié dans ski de rando

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