Samedi 15 et Dimanche 16 juin 2013 : Dômes de Miage, rien que pour nous, les filles !

Publié le par fof74

P1100629C'était l'histoire de deux filles, la parodie totale, la brune et la blonde (quoique je ne sais pas laquelle est la plus blonde parfois... qu'elle me pardonne si elle me lit, oups, elle le fera sûrement !)

Histoire d'une rencontre, qui a débuté en chair et en os à la Pointe de Chombas, l'année dernière, le temps qu'une sieste pleine de rire dans l'herbe des Aravis.

Quelques échanges de mails, et une date réservée depuis quelques mois déjà, ce WE là c'est pour nous, rien que pour nous.

 Quelques hésitations sur le moyen de locomotion (du ski, oui oui oui !! ah non, ça commence à faire beaucoup de portage quand même) et puis une étincelle de clairvoyance, l'idée de génie (oui même les blondes ont des idées lumineuses parfois !) : et si on allait faire les Dômes de Miage. Une course pas très difficile, qu'on a jamais faite ni l'une ni l'autre, une vraie sentiment de haute montagne et surtout pouvoir voir en vrai THE cliché sur l'arête des Dômes

Vite vite vite réserver le refuge et croiser les doigts pour la météo, qui s'annonce au grand grand beau le dimanche (à part une grosse chaleur - raison de plus pour laisser les skis à la maison)

 

P1100630Parking du Cugnon 10 h 30, c'est sûr on sera pas toutes seules au refuge des Conscrits !

Première quesltion, alors les grosses ou les baskets au pied pour la marche d'approche ?

Ca sera les grosses...

 

Montée sous le cagnard mais comme quoi on doit pas être trop essouflées, on n'arrête pas de pipeletter (normal, hein, on n'est pas des filles pour rien !)

P1100631P1100632Tout à coup, mais c'est déjà Tré la Tête ???

Petite pause tranquille, c'est vraiment un chouette endroit. Qui me rappelle quand j'avais buté de nuit dans le Mauvais Pas. D'ailleurs je le répète à Pauline, attention, faut pas partir trop haut, sinon on se retrouve au dessus du fameux passage et c'est pas tant bon (nous on avait perdu le P1100635sentier de nuit et on s'était retrouvé dans les barres à 5 h du matin...). Mais là c'est de jour, donc no problemo, on va suivre le sentier sans souci. Sauf que le sentier se perd après une rude montée, tiens  je me souvenais plus que ça devait monter comme ça, quand on s'était planté, justement c'est parce qu'on était pas assez descendus...

Quelques traces de pas sur les névés, puis bizarre, vous avez dit bizarre mais oui, je trouve qu'on est un peu hautes. Sans blague, le vrai sentier est 20 mètres plus bas, grrrrrrr, caramba, encore raté !

Le nouveau sentier ne doit pas encore être accessible, beaucoup trop encombré par la neige et du coup trop exposé.

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P1100637Nous voilà de nouveau sur les rails, prêtes à en découdre. Pauline a des rêves de pub Tahiti douche sous les petites cascades mais si elle veut vraiment se mouiller il y a le torrent en contrebas. Le torrent issu du glacier qu'il va falloir traverser.

P1100640Là, tout de suite on rigole quand même vachement moins.

Imaginez la scène, de l'eau, beaucoup d'eau même. Grise, enfin, bien crad' quoi. Qui s'engouffre sous un pont de neige naturel (c'est plus beau en le disant qu'en le voyant). Tiendra, tiendra pas ? Et si ça ne suffisait pas, on doit ensuite passer sur une petite rive de neige très "légèrement "détachée des rochers. Tout ce que j'aime. Chris, si tu passes par là, sache que j'ai beaucoup pensé à toi à ce passage. A l'aller, on serre les fesses mais finalement c'était pas si terrible. Si peu terrible qu'on est toujours en pantacourt, corde, crampons, piolet in the sac...

 

P1100642Maintenant qu'on a les pieds sur la neige, fini de rigoler, et de papoter, on met tout l'attirail du parfait apprenti alpiniste et on va y aller mollo car il reste encore un bon bout à faire.

Ah marcher sur la neige, un vrai bonheur (mais y sont où, mes skis ???)

On passe la pente "raide" facilement, et au dernier replat, enfin on voit le refuge, il reste encore un paquet à monter. D'ailleurs du coup pourquoi s'enquiquinner, on y va dré dnas l'pentu, un peu dans les caillasses aussi, pour les crampons c'est bon !

On délire totalement sur les marmottes qui courent devant nous et on attaque la dernière pente sous un ciel qui a vraiment changé et on arrive après un ultime effort dans de la neige molle jusqu'aux genoux au refuge, enfin !

 

P1100647C'est sûr deux nanas pétées de rire qui arrivent, seules dans un refuge, ça fait son effet !

Déjà le gardien nous flingue nos rêves de traversée sur la Bérangère tout de suite en arrivant, c'est mal tracé, pas du tout en mmixte facile mais plutôt en arête de neige aérienne, tendu quoi, pas pour nous surtout. Scrogneugneu...

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La fin de l'aprèsm' se passe, tranquillou (quoiqu'un peu bruyante dans la salle commune) et je fiche sa raclée à Pauline au triomino !

Repas dans une bonne ambiance avec rien que des guides sympas dans ce refuge.

Un peu de lecture (tu m'as fait lire de ces trucs Pô, franchement !!!) puis dodo.

 

P11006502 h 47 certains se réveillent déjà, mais le petit déj n'est qu'à 3 h 30 !

Du coup on est les premières dans le refuge à prendre le petit déj, la nuit semble assez claire par contre, il ne fait pas froid du tout...

On part dans les premières, un guide avec son client qu'il tire comme un chien en laisse nous double, tant mieux, au mois, ça fait une lumière devant. Le gros de la troupe n'est pas encore parti.

P1100651L'ambiance que j'adore. Certes, je ne l'ai pas trop eu en ski de printemps cette saison, mais je suis récompensée. La sortie du refuge dans la nuit et la marche à l'aurore, ça vraiment j'aime.

Première devant, une première aussi, c'est moi qui tire la corde et qui doit sentir le rythme derrière. Ralentir ou accélerer en accord avec les tensions données sur la corde par le P1100653second.

 

 

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P1100663P1100664Le Mont Blanc a mis son chapeau, il ne doit pas faire bon là haut en ce matin

Doucement mais surement, les lueurs du jour se font plus pressantes, on eteint les frontales et le col du Dôme est en ligne de mire.

La neige  ne porte pas encore très bien.

Le coeur commence à palpiter, non pas à cause de l'altitude mais parce que c'est vrai on va bien tôt voir, derrière ce qui se passe.

Col des Dômes, premiers wahou de plaisir. Les filles s'extasient pendant que les hommes soufflent. Les Fiz, le Buet, le Haut Giffre, les Aravis (Duo c'est bon tu peux venir, tu seras pas perdu !) et tant et tant de sommets. P1100667L'arête qui monte à Bionnassay (gloups, bien trop fin pour moi !)

Pis un dernier mur avant ce pour quoi on est venues. Et trois, deux un zéro, wouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu, mazette, on y est, elle est là devant nous l'arête du Dôme. Echange sympa avec nos poursuivants masculins qui reconnaissent que oui, ça change un peu de voir des filles en montagne !

 

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P1100675P1100678Puis l'arête, fine, en neige parfaite pour cramponner, les chalets du Truc là tout en bas, ils sont si petits ! Ce contraste saisissant et merveilleux du monde d'en haut et de celui, d'en bas. Glace, neige et pentes raides contre alpages, verdure et sommets paisibles. P1100680Wa, on en prend plein les mirettes.

Après quelques pas un peu plus sécurisés on arrive au sommet sommet des Dômes 3670 quand même où on profite de la vue. Puis même chose en sens inverse où on ne cesse de se remplir les yeux, même si nos regards sont 2013-06-15&16 Miage 11quand même bien portés sur nos pas ! P1100679

On croirait que la montagne s'est désertée. Seulemement quelques cordées auront osé l'arête, beaucoup se sont semblent-ils arrêtés au col ou au premier sommet, et sont donc déjà descendus. Solitude dans l'immensité du basin de Tré la Tête. Immensité, ce n'est pas un vain mot. La descente sur le gogrzgjgipgiggreeiprg de glacier est interminable. il fait chaud, très chaud même et on ne peut même pas dire qu'on puisse y aller franco et zen, ça commence à P1100683s'ouvrir de partout. Des ptits trous, des ptits trous, toujours des ptits trous. Ce que l'aime beaucoup beaucoup moins. On rallonge la corde, on saute, on tatônne du bâton, on y passe une demi jambe aussi et ouf, enfin on arrive au bout du glacier. Descendre encore et toujours dans la neige (purée, mais y sont où mes skis, bis ??? !) avant d'arriver au pont de neige sur le torrent. Toujours aussi beurk, et même encore plus qu'à l'aller. On tire une longueur et on souffle un bon coup une fois en haut du Mauvais pas. Ne reste plus qu'à descendre (c'est P1100684touP1100686jours long ces descentes) avec le sacs qui commencent à peser lourd sur les épaules et les chaussures qui malgré leur confort commencent tout de même à se faire senti (mais il y a un monde entre ça et ces descentes douloureuses qui m'ont pourri les sorties alpi des dernières années...)

Une fois à la voiture, la fatigue, oui, mais le ravissement, la montagne, c'est beau c'est magique et ça l'est encore plus quand c'est partagé de cette façon !

Pauline, on remet ça quand tu veux

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nos tronchounettes !!

 


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