Mardi 25 décembre 2012 : Noël au Simplon, épisode 2 ; 2 buts dans une journée !

Publié le par fof74

 

Hospice du Simplon, 20 h 30

 

Drôle de journée,. Deux buts, deux fois la sensation d'être au mauvais en droit au mauvais moment.

Ce matin nuages et éclaircies alternaient grâce à un vent violent au col. Sous le col, notre point de départ. Toujours le vent mais rien que du brouillard. Encore une fois hésitations.

On y va ou pas ? Allons voir...

12 25 galehorn 01.resized12 25 galehorn 02.resizedOn franchit un pont, brouillard total. Passer l'écharpe raide menant au Galehorn (topo ici  link) dans ces conditions c'est juste débile. Le ciel s'est un peu troué au bout de quelques longues minutes d'errance, on devine le Hübschhorn et puis on entr'aperçoit les pentes au dessus. Bon, on monte au sommet des mélèzes et on continue un peu. La neige n'est vraiment pas bonne. Vieille poudre avec une bonne croute au dessus. Puis quelques langues de neige bien soufflée aussi. Dans une petite pente à 30°. J'adore. 12 25 galehorn 03.resizedPas du tout en fait. Après 10 minutes d'hésitations au dessus d'un pauvre mélèze solitaire et rabougri, je stoppe. Ah quoi bon continuer ??? Je m'interroge depuis ce matin sur les raisons qui nous/me poussent à aller en montagne. J'ai eu ma période où il fallait y aller envers et contre tout (contre la météo surtout !), quelles que puissent être les conditions. Là, non, mais alors franchement non. Risquer de me prendre une coulée dans la tronche alors qu'en plus il fait un temps de chien, non merci. Donc, dépeautage, et en vitesse.

 

La descente est, évidemment, à la hauteur de mes espérances...

 

On décide ensuite de longer la rivière du pont, histoire d'aller "visiter" les batisses du Vieil Hospice et les hameaux déserts alentours. Histoire de prendre l'air. Mais non, le coeur n'y est pas. Dans ces immensités plates et dans le brouillard j'ai l'impression d'être Laurence de la Ferrière tirant sa pulka sur la banquise de l'Artique un jour de tempête, au secours !

 

12 25 caillou 01.resizedQuand on rentre à l'Hospice, ô surprise, le Breithorn, Monte Leone et compagnie sont hors d'atteinte des nuées du col.

12 25 caillou 03.resizedAprès le repas, la motivation est de nouveau là c'est ce que je viens chercher en montagne qui est là. La beauté des paysages, l'évasion, la contemplation. On parvient au "Caillou" (un gros bloc caractéristique et visible de loin sur l'itinéraire du Breithorn) et devant la très jolie trace au dessus c'est avec enthousiasme que l'on poursuit. Enthousiasme qui diminue nettement pour moi quand on progresse. La neige est bien soufflée et on se retrouve typiquement dans la configuration des pentes à risque du BRA. Et là, idem, je panique. Et si toute cette pente partait. En mon âme et conscience le manteau neigeux n'est pas si piégeux que ça mais je ne sais pas pourquoi, je vois des avalanches partout. On finit par monter un peu, puis vite dépeauter pour rejoindre le caillou, endroit beaucoup plus serein... Je ne savoure même pas la descente qui offre pourtant quelques bons virages avant une croute infame que Stef n'apprécie pas vraiment !

 

12 25 caillou 02.resized

 

Le retour au dortoir est plus que bienvenu, se retrouver au chaud, au silence, à l'abri, cela fait du bien. On sympathise ce soir là avec quelques personnes venues elles aussi profiter de la neige, et une partie de ping pong endiablée finira la soirée...

Publié dans ski de rando

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